Françoise BILLOT

  • Responsable pédagogique du CFREst
  • Certifiée en hypnose clinique depuis 2016
  • Diplôme universitaire Soins Palliatifs 2004
  • Diplôme universitaire Douleur 2002 – Paris
  • Formatrice  en relaxation depuis 1993
  • Praticienne en relaxation biosynergétique certifiée à ISTOR Paris depuis 1983
  • Professorat de Yoga 1983
  • Infirmière puéricultrice cadre de santé 
• En structure de formation sur la gestion du stress et la connaissance de soi :

 -Institut Régional des Travailleurs Sociaux (IRTS) auprès des filières « aide médico-psychologique », « auxiliaire de vie sociale », « éducateur »,

-Institut de formation en soins infirmiers (IFSI), 

 -Ecole de puériculture

• En organismes de formation privée sur la prévention du burn out et des risques psychosociaux, la relaxation et l’hypnoanalgésie dans la prise en charge de la douleur.

  • Des supervisions,
  • Des groupes d’analyse de pratiques,
  • Des groupes de paroles dans les lieux d’accueil parents enfants (LAPE), les réseaux d’assistantes maternelles (RAM), les maisons de retraite, l’association des veufs et veuves.
Qu’est-ce qui vous guide ou vous motive principalement dans votre rôle de formatrice au CFREst ?

 

 Transmettre. Transmettre mon expérience est depuis longtemps le fil conducteur de ma vie professionnelle. En tant que formatrice mais en tant que relaxologue aussi. La transmission est vraiment ce qui me satisfait et me motive.

 

 J’ai ce plaisir à transmettre avant tout parce que j’éprouve le besoin de permettre au plus grand nombre de profiter de la richesse des outils de la relaxation, de l’hypnose, de la biosynthèse qui je trouve, viennent enrichir de façon insoupçonnée la relation d’aide.

 

 Je trouve aussi très important de cultiver l’art de la bienveillance et de la tolérance. Ces deux mots sont pour moi de véritables leitmotiv ; développer la tolérance vis-à-vis des autres, mais aussi vis-à-vis de soi ; c’est un des chemins que propose la relaxation, en tout cas, telle que nous l’enseignons ici et telle que je la conçois.

 

Vous parlez d’accompagnement, de relation d’aide ; cela signifie quoi pour vous ?

Je crois que cela va avec les notions de respect et de tolérance. Lorsque j’accompagne une personne, quelle qu’elle soit, quelle que soit sa problématique, quels que soient ses besoins, j’accorde une grande importance au fait d’accepter la personne dans sa différence, dans son vécu, dans son parcours, avec sa manière de fonctionner, ses capacités, sa façon d’être. Et l’objectif est toujours le même au final : partir de là où est la personne, avec une approche adaptée, et l’accompagner dans son évolution vers l’autonomie dans la recherche de ses propres ressources. C’est aider l’autre pour qu’il soit mieux ou pour qu’il vive mieux sa vie ; c’est toujours la recherche d’un mieux-être finalement. C’est vrai qu’on retrouve cet objectif dans le métier d’infirmière qui était mon ancien métier ; mais les outils sont très différents ; le temps dont on dispose aussi est très différent, ce qui fait que l’accompagnement est différent lui aussi.

 

Vous avez toujours eu ce besoin d’aider l’autre ?

 

Je crois que oui. Du plus loin que je me souvienne, oui. C’est un peu comme une seconde nature, une seconde peau. Il faut dire que je suis tombée dedans quand j’étais très jeune ; j’étais professeur de Yoga à 21 ans, diplômée en biosynthèse à 22 ans, et je n’ai jamais arrêté de me former depuis. En plus d’un plaisir personnel, cela me permet d’agrandir la palette d’outils qui peuvent être pertinents en fonction des besoins de chacun. Et c’est assez étonnant d’ailleurs, j’ai remarqué que lorsque je commence une nouvelle formation, je la choisis parce qu’elle m’attire bien sûr ; mais j’ai remarqué qu’en général, quelques semaines plus tard, j’ai des demandes d’accompagnement qui vont dans ce sens.

 

 

 

Vous croyez à la synchronicité ?

 

 Au sens que lui donnait Gustav Jung, j’ai assez envie d’y croire, oui.

 

 

 

Brigitte SALLERIN

 •  Responsable administrative du CFREst

    • DU de prévention des risques psychosociaux dans la pratique soignante en 2018 
    • DU de pratiques psychocorporelles et Santé Intégrative en  2017
    • Formée et certifiée massage énergétique par l’institut Européen de Qi Gong et Yang Sheng Gong en 2011
    • Professeur de Qi Gong certifiée par l’institut Européen de Qi Gong en 2009
    • DU de prise charge de la douleur en 2004
    • Certifiée relaxation enfant par Geneviève Manent en 2002
    • Formatrice en relaxation depuis 2001 au Centre d’Etudes de Formation et d’Enseignement en Relaxation de Nancy
    • Certifiée praticienne en Relaxation Biosynergétique depuis 1997 à  Nancy
    • Infirmière spécialisée Puériculture (formation initiale)
  • IFSI sur la douleur et le toucher relationnel,
  • IRTS dans les filières EJE, AS et AVS,
  • Organismes privés de formation, sur les thèmes de la gestion du stress, de la douleur ou l’initiation aux outils de la relaxation et le toucher relationnel,
  • Lycées, avec les outils de la relaxation au service de la gestion des situations difficiles, d’échec et de violence,
  • Milieu hospitalier service d’onco-hématologie auprès des patients pour mieux appréhender la douleur, le sommeil, les épreuves difficiles et l’anxiété  avec les outils de la relaxation ; auprès des soignants pour la prévention des risques psychosociaux.
•  des cours hebdomadaires de Qi Gong et de relaxation en MJC, EPHAD, maison de retraite, association de quartier

    • des séances de méditation en MJC et sur demande en individuel
    • des séances de relaxation individuelle ou de groupe sur demande
    • Co-créatrice du Cabinet du Bien Être, Nancy
 

Qu’est-ce qui vous a motivé à vous engager dans un métier centré sur la relation à l’autre et plus particulièrement la relation d’aide ?

Au tout départ, déjà en tant que soignante, j’avais cette priorité ; le contact avec la personne, l’échange, la place de la parole, sont essentiels pour moi. Mon mémoire de fin d’études d’infirmière portait sur « la vérité au patient », donc un mémoire axé sur la parole, l’échange avec le patient sur ce qu’il doit s’approprier ou comprendre pour accompagner le processus de guérison ou d’acceptation. Et aujourd’hui, j’interviens à l’hôpital dans cette même optique. J’utilise simplement d’autres outils. Les outils de la relaxation, du Qi Gong et de la méditation ; des outils qui aident à supporter le parcours d’une maladie ; mais qui aident aussi les soignants ; je participe aussi à la sensibilisation des médecins face à toutes ces pratiques. Ce sont des avancées nouvelles, qui demandent une sorte de mise à jour régulière des connaissances.

 

D’où le fait que vous continuez à vous former ?

Oui tout a fait. Sur les 3 dernières années, j’ai suivi un D.U de pratiques psychocorporelles et de santé intégrative, ainsi que le D.U « risques psychosociaux dans la pratique soignante », parce que ce sont deux diplômes qui viennent soutenir ou renforcer ce que je développe depuis 10 ans, à savoir la pratique corporelle du Qi Gong, de la méditation et de la relaxation. Ces 3 techniques phares sont aujourd’hui reconnues comme médecines complémentaires, c’est-à-dire comme accompagnement des traitements. Le fait de pouvoir transmettre ces techniques aux patients pour les accompagner dans le parcours de la maladie, c’est vraiment très important à mes yeux. C’est mon cheval de bataille. 

 

Comment êtes-vous venue à ces pratiques, vous-même ?

Comme beaucoup de personnes, je suis d’abord allée vers la relaxation pour des besoins personnels. Puis dans la continuité, j’ai découvert le Qi Gong et la méditation. Et j’ai très vite ressenti le besoin de me former à ces 3 techniques pour pouvoir les transmettre, les faire partager à ceux qui en ont besoin. En fait, la découverte de ces 3 techniques m’a vraiment permis de trouver une forme de cohérence ; la cohérence entre le cure et le care, entre soigner et prendre soin.

 

La relaxation, le Qi gong, ce sont des pratiques qui passent fortement par le corporel, par le mouvement…

Oui, c’est essentiel pour moi. Relier le corps et l’esprit. La méditation le propose aussi. Pour accompagner le patient, mais aussi pour les soignants ; l’enseignement oral ne suffit pas ; transmettre par la pratique, mettre la théorie de coté pour revenir au corps et au final, à soi. C’est essentiel de permettre aux personnes que j’accompagne de vivre les choses, de les ressentir ; le retour aux sensations corporelles et psychosensorielles, c’est le cœur de la pratique. C’est aussi le cœur de ce qu’on s’attache à transmettre au CFREst depuis le début.

 

Ce retour aux sensations corporelles et psychosensorielles vaut avec tout type de public finalement ?

Exactement. Quand j’interviens auprès d’enfants par exemple, c’est pareil. Je leur transmets des exercices ; l’accompagnement repose sur la base d’un vécu corporel et psychosensoriel. L’enfant vit une pluralité d’exercices et c’est lui ensuite qui choisit l’exercice qui lui convient le mieux, qui le note sur son cahier avec des mots simples pour le revivre à la maison.

 

Cette articulation constante entre la théorie et la pratique paraît assez essentielle à vos yeux ?

Oui. C’est peut-être dû à une curiosité qui est là depuis toujours. Cette envie d’apprendre ou de comprendre toujours plus, à la fois par le ressenti et par la pensée. M’ouvrir à des horizons insoupçonnés, me confronter à d’autres points de vue ; ce sont vraiment des éléments phares dans ma vie ; je ne pourrais pas concevoir de faire un métier qui ne me nourrit pas, qui ne fait pas ce lien constant entre le corps et l’esprit.

Marie-Jo BURGUN

    • Présidente et coordinatrice de projets de l’Association APEBES 54
    • DU de Santé Publique
    • DU de Nutrition et maladies Métaboliques
    • Certificat de Naturopathe, affiliée au Syndicat des Professionnels de la naturopathie, exerce en cabinet et à domicile
    • Certificat d’Aroma-Phytothérapie
    • Master de Sciences de l’Education
    • DE Infirmière, soignante pendant 10 ans en hôpital militaire
 

  • Ateliers de cuisine « Nutrition et Santé »
  • Conférences sur les pratiques intégratives
  • Enseignements en Lycée professionnel et en écoles spécialisées (IFAS, IRTS)
  • Co-créatrice du Cabinet du Bien Être, Nancy
  • Pratique le Qi Gong
  • Spécialisation en naturopathie clinique en cours.
Vous êtes présidente de l’APEBES 54, l’association qui porte le CFREst. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?

 L’APEBES 54 est la concrétisation de quelque chose d’important à mes yeux. Tout le travail réalisé sur le terrain depuis des années par les différents membres de l’association dont les formateurs du CFREst font partie bien entendu, toutes les connaissances accumulées, ne pouvaient pas rester sans suite. L’APEBES 54 est l’association qui nous permet de transmettre notre expérience. Sur le plan de la recherche et de nos interventions respectives, c’est aussi la possibilité de travailler en complémentarité avec les praticiens, dans une logique intégrative. La relaxation et le métier de relaxologue s’intègrent totalement dans ces pratiques complémentaires. Cela participe aussi de la volonté de permettre aux stagiaires du CFREst de se créer ou d’étoffer un réseau de professionnels qui interviennent dans d’autres domaines que la relaxation pure ; des professionnels auxquels le relaxologue se doit de faire appel quand il est face à certaines problématiques qui dépassent son seul champ d’intervention.

 

 

 

La complémentarité des pratiques semble vous tenir à cœur. Elle semble aussi se retrouver dans votre propre parcours professionnel et de formation.

 

 Certains de mes élèves ou stagiaires me disent que j’ai plusieurs vies, comme les chats ! C’est vrai que mon parcours professionnel est atypique. Après plusieurs années dans la fonction hospitalière, j’ai éprouvé le besoin de développer d’autres formes d’intervention. J’ai fait des incursions dans la médiation et l’accompagnement professionnel de personnes en grandes difficultés. J’ai donc travaillé auprès de publics très variés ; auprès de ceux que l’on nomme « les grands exclus », dans le domaine de l’insertion sociale, et aujourd’hui auprès de migrants. Mais ma route a toujours été la même, avec un objectif clair et passionnant : accompagner, soutenir et faire bénéficier tout à chacun de mes compétences acquises et de mes capacités à être en adéquation avec les besoins de chacun. Les métiers de la relation d’aide sont toujours guidés par un savant mélange entre savoir-faire et savoir-être. Et pour le relaxologue c’est pareil. Il aura beau posséder une excellente technique dans la conduite des exercices, si sa démarche d’accompagnement est dépourvue de savoir-être, il ne pourra pas être aidant pour la personne. On trouve toujours une posture éthique derrière chaque intervention.

 

 

Comment vous définiriez cette éthique ?

C’est une question très vaste mais deux mots phares me viennent à l’esprit. C’est d’abord permettre à la personne que l’on accompagne d’être acteur de son parcours, de son processus de soin, que l’on soit dans la gestion de la maladie ou dans la prévention. Et pour que la personne soit « acteur », encore faut-il qu’elle comprenne le pourquoi des exercices ou des pratiques qu’on lui propose. Il ne peut pas y avoir d’adhésion sur le long terme s’il n’y a pas d’abord une compréhension. Le second mot, c’est l’idée d’une démarche globale. Cette posture éthique est nécessairement une posture globale. Pour moi, dans les métiers centrés sur la relation d’aide, on se doit d’avoir une approche holistique. On ne peut plus se permettre de prendre la personne par un petit bout ; ce ne sont pas des petits bouts qu’on a face à nous, ce sont des personnes. Et quand on s’inscrit dans cette approche globale, on revient à la notion de complémentarité des approches et des points de vue, à la nécessité d’échanger entre professionnels … et la boucle est bouclée puisqu’on revient aux objectifs de l’APEBES 54.

 

 

Si vous deviez conclure cet entretien par un message qui vous tient à cœur, vous diriez quoi ?

Poursuivons ensemble cette prise de conscience des approches intégratives et transmettons aux personnes que l’on accompagne les outils qui leur permettent d’être acteur de leur santé.

 

 

Sylvette

RASSINOUX

    • Responsable pédagogique du CFREst
    • Formatrice en relaxation depuis 2005
    • Relaxologue et praticienne en Relaxation Biosynergétique ; formation à ISTOR de 1989 à 1993, suivie d’une supervision jusqu’en 2006
    • Formée aux profils pédagogiques et canaux préférentiels de A. de La Garanderie à Paris en 1987/1988
    • Participante à un stage de pensée positive à l’INFIPP de DIJON en 1987
  • auprès d’adolescents en difficulté ou/et préparant des examens
  • auprès des personnes âgées
  • auprès de groupes « aide aux aidants »
  • auprès de malades parkinsoniens
  • auprès de familles sur la relation parents – enfants

 

  • CONFERENCIERE SUR LES THEMES  :
  • la mémoire (Chaudeney)
  • le stress (Toul)
  • les deux écoles de Nancy (architecture, médecine) (Vincennes)

 

  • ATELIERS :
  • Mandala 1 et 2 (Vandoeuvre les Nancy, Chaudeney)
  • L’instant présent selon R.VITTOZ et E.TOLLE (Vandoeuvre les Nancy)
  • des ateliers de relaxation dans des structures socioculturelles touloises
  • dans des C.A.T.E.S. écoles maternelles et primaires
Au CFREst, vous êtes notamment en charge des enseignements de la méthode Vittoz. Comment s’est opérée la rencontre avec Vittoz ?

J’ai découvert la méthode Vittoz lors de ma formation ISTOR en 1989. Avant, je ne savais même pas que Vittoz existait, même si pour moi, tout ce qui relève du sensoriel est important depuis toujours. Aussi loin que je me souvienne, c’est ma façon de vivre mon environnement et de vivre tout court. Au début de ma formation, je crois que je n’avais pas totalement saisi l’importance et la portée de Vittoz. J’avais surtout saisi la liaison entre le souffle et le mouvement, ce qui est déjà une base importante. Mais Vittoz va bien au-delà. La puissance des graphismes par exemple est vraiment étonnante. A la condition de se donner le temps d’intégrer et de sentir les effets psychosensoriels de cette méthode.

 

 Il vous est arrivé d’avoir des périodes où vous vous êtes un peu éloignée de cette méthode ?

Ah non. Non. Je ne l’ai jamais lâché. Et de jour en jour, il m’apparaît vraiment de plus en plus comme un précurseur, même s’il est très discret dans ses approches. Je suis vraiment étonnée par l’actualité de Vittoz. Il œuvre dans les années 1915-1920 et ses écrits font aujourd’hui complètement écho à tout ce qu’on peut lire ou entendre sur la pleine conscience. Lui parlait d’actes et de gestes conscients mais à bien y regarder, c’est très très proche. Et je trouve que justement pour avancer vers la connaissance et l’acceptation de soi, c’est absolument nécessaire de passer d’abord par la simplicité de nos sens et de ce qui nous entoure, pour pouvoir ensuite aller plus profondément vers le travail du mental. La méthode Vittoz est vraiment une approche psychosensorielle au sens propre et fort du terme. 

 

 Vous parlez du travail sur le mental ….

Oui, parce que la méthode Vittoz permet aussi de travailler sur ce qu’il nomme « le vagabondage cérébral » ; cette tendance que l’on peut avoir parfois, et de plus en plus dans la société actuelle, à se laisser envahir par des tas de pensées ou d’idées, qu’elles soient positives ou négatives. C’est comme si le cerveau travaillait et s’emballait tout seul ; la pensée n’est pas structurée, elle n’est pas cohérente et souvent, elle n’est pas logique non plus. 

Donc faire cesser ou limiter cette invasion d’idées permet à la personne de retrouver une certaine autonomie dans ses ressources et dans sa capacité d’agir ; ce qu’on appelle l’empowerment en anglais. 

Je pense qu’on ne peut atteindre un objectif de façon sereine et efficace si l’esprit est encombré et plein jusqu’au rebord de multiples pensées. Donc c’est aussi tout un travail sur les capacités mentales de concentration. La méthode Vittoz est vraiment impressionnante dans ses effets sur cette limitation du vagabondage cérébral.

 

Est ce que cela signifie qu’il faut absolument lutter contre ce vagabondage cérébral ?

 Non ! Je crois qu’il ne s’agit pas de lutter contre. Ce mot ne convient pas. Il s’agit plutôt de reprendre le contrôle de ses pensées quand on en a besoin. Ou de limiter le trop plein d’idées négatives qui amènent au stress par exemple. Et l’objectif du relaxologue dans la méthode Vittoz est de percevoir et de comprendre la nature du vagabondage des personnes qu’il accompagne ou qu’il forme. Le vagabondage n’est pas le même d’une personne à l’autre ; les raisons ou les causes ne sont pas les mêmes non plus. D’un tempérament à l’autre, le degré et les formes du vagabondage cérébral sont très variés. 

 Après, il est parfois agréable de se laisser aller au vagabondage cérébral ; cela peut être très poétique, très agréable ; c’est peu efficace mais c’est agréable ! Les rêveurs connaissent bien cela. Parfois, cela mène à une certaine créativité aussi ; à condition d’avoir ensuite une méthode, comme le brainstorming ou toute méthode qui aide à sérier les pensées, à les clarifier et à les structurer. 

 

 Dans l’ensemble de vos propos, on sent une certaine curiosité et un grand besoin d’apprendre ou de découvrir ….

 

 Oh ! Alors ça, c’est peu dire ! Oui ! Cette curiosité, c’est ce qui me fait vivre depuis toujours. Le besoin d’apprendre, l’enthousiasme que cela me procure, c’est la base de mon énergie. Par exemple, depuis quelques années, je découvre les neurosciences, c’est absolument passionnant ; et je trouve que c’est indispensable aujourd’hui de savoir que tout est liaison en soi ; je rêverais qu’on enseigne les neurosciences à l’école, dès le plus jeune âge, de façon simplifiée bien sur mais …. je trouve tellement essentiel de comprendre ce qui se passe à l’intérieur de soi pour mieux prendre soin de soi. Oui, vraiment sur ce sujet, j’aurais beaucoup à dire. C’est vraiment une curiosité forte pour moi la découverte de ces neurosciences.

 

 Et cette curiosité s’accompagne d’une envie de transmettre ?

 Ah oui, bien sur ! Il faut savoir qu’avant d’être retraitée, j’étais enseignante. Donc la transmission est essentielle pour moi. Mais je n’ai jamais été l’enseignante dressée ou enracinée sur son estrade et qui diffuse la bonne parole. J’ai toujours était dans l’échange avec les élèves ; dans le travail interdisciplinaire aussi. Donc enseigner au CFREst, c’est un plaisir parce que je retrouve les mêmes postures ou la même éthique que celle que j’ai pu développer pendant ma vie professionnelle : l’échange avec les stagiaires, la rigueur intellectuelle que la transmission exige, le travail d’équipe avec le groupe de formateurs, le plaisir de travailler aussi, parce qu’il faut bien le dire, je travaille beaucoup et j’aime travailler. 

 

Merci beaucoup Sylvette pour cet échange. Si vous aviez une dernière chose à dire pour conclure cet article ?

 Il y aurait encore beaucoup à dire mais …. Je dirais que pour moi, la relaxation est bien plus que la détente. C’est une ouverture. C’est se permettre de s’ouvrir à ce qui demande à vivre à l’intérieur de soi. Pratiquée au quotidien, je trouve que la relaxation participe pour une bonne part à la recherche constante du sens de la vie. Et finalement, ce travail que je poursuis depuis des années, aussi bien en relaxation qu’en relation d’aide et qu’en VITTOZ, va dans ce sens ; il naît du désir d’accompagner les personnes dans la redécouverte de leurs ressources intérieures, dans leurs capacités à prendre soin d’elles-mêmes.